Partez à la retraite
Je souhaite
préparer ma retraite.
Nous ne faisons pas une étude pour vous, mais avec vous.
Je souhaite
prendre ma retraite.
Vous avez pris votre décision ? Nous sommes à vos côtés pour préparer votre départ.
Simulation de rachat d’années d’études et de trimestres pour la retraite
Racheter des trimestres consiste à verser à sa caisse une cotisation volontaire pour valider des années d’études supérieures ou des années civiles incomplètes, dans la limite de 12 trimestres. L’opération réduit ou supprime la décote, et son intérêt se mesure en années de retraite nécessaires pour récupérer la mise, après déduction fiscale.
Le taux plein s’obtient soit à 67 ans quel que soit le nombre de trimestres, soit avant, en réunissant la durée d’assurance exigée pour votre génération. À chaque trimestre manquant correspond une décote de 1,25 % sur la retraite de base, jusqu’à 20 trimestres. Vous pouvez combler l’écart en travaillant plus longtemps, ou en rachetant les trimestres qui manquent. Le calculateur ci-dessous vous dit si la seconde voie vaut son prix.
Le principe d’un rachat des années d’études
Le rachat, ou versement pour la retraite, s’adresse à toute personne de 20 ans au moins et de moins de 67 ans qui n’a pas encore demandé sa retraite. 3 règles de décompte :
- 12 trimestres au maximum sur l’ensemble de la carrière, années d’études et années incomplètes confondues ;
- toute période de 90 jours consécutifs d’études vaut un trimestre, et seuls des trimestres entiers se rachètent ;
- 4 trimestres au plus par année civile, en tenant compte de ceux déjà validés cette année-là.
Le rachat peut se fractionner dans le temps, par exemple quatre trimestres à 50 ans puis quatre à 58, tant que le total reste dans la limite des douze. Il n’inscrit aucun salaire sur le relevé de carrière : il n’a donc aucun effet sur le revenu annuel moyen, seulement sur le taux et, selon l’option, sur la durée d’assurance.
2 options se présentent, et le choix change le prix d’environ moitié :
| Option 1 : taux seul | Option 2 : taux + durée d’assurance | |
|---|---|---|
| Réduit ou supprime la décote | Oui | Oui |
| Allonge la durée d’assurance (proratisation) | Non | Oui |
| Ouvre droit à la surcote une fois le taux plein atteint | Non | Oui |
| Permet un départ anticipé pour carrière longue | Non | Non |
| Coût relatif | Le moins cher | Environ une fois et demie l’option 1 |
Pour un cadre à carrière complète qui manque de trimestres uniquement à cause de ses études, l’option 1 suffit souvent. Pour une carrière hachée où la durée d’assurance reste courte même après rachat, l’option 2 se défend. Entre les 2, c’est le calcul qui tranche, pas l’intuition.
Quelles sont les études concernées ?
Les années d’études supérieures sanctionnées par un diplôme, ou par l’admission dans une grande école ou une classe préparatoire, accomplies dans :
- un établissement d’enseignement supérieur (université, IUT, BTS, écoles d’ingénieurs et de commerce) ;
- une école technique supérieure ;
- une grande école ou une classe préparatoire ;
- une classe post-baccalauréat de lycée.
Les diplômes obtenus dans un autre État membre de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou en Suisse ouvrent les mêmes droits, ainsi que ceux des pays liés à la France par une convention de sécurité sociale. Le justificatif est le diplôme ou l’attestation d’admission ; les relevés de carrière comportant souvent des trous inexpliqués, il vaut mieux vérifier d’abord que les années visées ne sont pas déjà partiellement validées.
Tarif réduit. Sur les douze trimestres, quatre au plus bénéficient d’un abattement forfaitaire par trimestre (670 € en option taux seul, 1 000 € en option taux et durée, montants fixés par décret) si la demande est déposée au plus tard le 31 décembre de l’année de vos 40 ans. Cette échéance remplace, depuis la réforme de 2023, l’ancien délai de dix ans après la fin des études. Passé 40 ans, le tarif plein s’applique, et il augmente avec l’âge.
Fonction publique. Les fonctionnaires titulaires rachètent leurs années d’études selon les mêmes plafonds, dès la titularisation et avant 67 ans (règle confirmée par le décret n° 2025-1340 du 26 décembre 2025, applicable au 1er janvier 2026), mais avec 2 différences de fond.
Le coût est exprimé en pourcentage du traitement indiciaire brut annuel détenu à la date de la demande, hors primes et NBI, et il croît avec l’âge ; le paiement peut s’échelonner sur 3, 5 ou 7 ans. Le simulateur du Service des retraites de l’État sur ensap.gouv.fr donne ce coût en quelques clics, indice et nombre de trimestres suffisent ; il vaut aussi pour les agents territoriaux et hospitaliers relevant de la CNRACL.
Les options sont au nombre de 3, et non deux : prise en compte pour la liquidation seule (la pension, calculée comme traitement × 75 % × trimestres liquidables / trimestres requis, augmente au prorata), pour la durée d’assurance seule (la décote diminue), ou pour les 2. Le calculateur ci-dessous couvre ces 3 cas : l’option « liquidation seule » y figure sous ce nom, la « durée d’assurance seule » correspond à « taux seul », et « les deux » à « taux + durée ».
Les stages d’études
Les stages effectués depuis le 15 mars 2015 dans le cadre d’un cursus, gratifiés et d’au moins 2 mois, permettent de valider jusqu’à 2 trimestres pour un versement forfaitaire, révisé chaque année et sans commune mesure avec un rachat d’études (440 € par trimestre en 2023, soit 12 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale). Depuis la réforme de 2023, la demande se dépose au plus tard le 31 décembre de l’année de vos 30 ans, et non plus dans les 2 ans suivant la fin du stage. Ces trimestres ne servent que le taux, et se cumulent avec les trimestres d’études à tarif réduit dans la limite de quatre.
Autre gisement souvent oublié : les périodes de TUC, désormais validées sans rachat, et les trimestres de début de carrière que le calcul des trimestres du régime général laisse parfois passer. Un trimestre récupéré gratuitement vaut mieux qu’un trimestre racheté.
Utiliser notre simulateur pour connaître le coût de rachat de trimestre
Trois variables fixent le prix d’un trimestre : l’âge au jour du dépôt de la demande, la moyenne des revenus des 3 années précédentes (dans la limite du plafond de la Sécurité sociale) et l’option retenue. La caisse vous communique ce coût sur demande, et l’Assurance retraite permet de l’estimer depuis votre espace personnel ; les fonctionnaires disposent du simulateur ENSAP cité plus haut.
Ce que ni la caisse ni ce simulateur ne vous disent, c’est si l’opération est rentable. Notre calculateur répond à cette question à partir du coût communiqué.
div id= »ar-rachat » style= »max-width:720px;margin:2rem auto;padding:1.5rem;border:1px solid #dadce0;border-radius:12px;line-height:1.5″>
Ce rachat est-il rentable ? Calculez en 30 secondes
Comment le résultat est calculé ?
- Coût net. Le versement est déductible en totalité du revenu imposable, sans plafond. À 30 % de tranche marginale, un rachat de 18 000 € revient à 12 600 € ; à 41 %, à 10 620 €. C'est la raison pour laquelle le rachat intéresse d'abord les revenus élevés.
- Gain sur le taux. Chaque trimestre racheté qui manquait réellement efface 1,25 % de décote sur la retraite de base. Un trimestre racheté au-delà de ceux qui manquent n'apporte rien sur le taux : le calculateur le signale.
- Gain sur la durée (option 2 seulement). La retraite de base est proratisée par le rapport entre trimestres validés et trimestres requis ; chaque trimestre racheté relève ce rapport.
- Retour sur investissement. Coût net divisé par le gain annuel. En dessous de dix ans de retraite, le rachat est a priori favorable ; au-delà de vingt, son intérêt devient incertain.
Deux effets ne sont pas dans le calcul, et ils peuvent l'emporter : la fin de la minoration sur la complémentaire Agirc-Arrco dès que le taux plein est atteint, et la possibilité de partir plus tôt. Sur ces 2 points, comme sur le choix entre rachat et retraite progressive, l'arbitrage se fait sur vos relevés, au cours d'un bilan retraite. Les indépendants et professions libérales relèvent de caisses et de barèmes distincts, traités sur notre page consacrée au rachat de trimestres des professions libérales.
Comment payer les cotisations ?
Un trimestre seul se règle comptant. À partir de 2 trimestres, le paiement peut s'échelonner sur 1, 3 ou 5 ans selon leur nombre, par mensualités, avec la possibilité de solder à tout moment ; les régimes de fonctionnaires proposent 3, 5 ou 7 ans. Chaque versement est déductible l'année où il est effectué, ce qui permet de lisser l'avantage fiscal sur plusieurs exercices.
La demande se dépose auprès de la caisse compétente avant toute demande de retraite. Une fois la pension liquidée, plus aucun rachat n'est possible : c'est l'une des vérifications de notre accompagnement à la liquidation. Pour intégrer les deux effets que le calculateur laisse de côté, sollicitez un devis.
3 questions avant de racheter
Quand racheter pour tirer le meilleur parti de la déduction fiscale ?
L'année où votre revenu imposable est le plus élevé, puisque chaque euro versé s'impute sur votre tranche marginale. Si le montant dépasse ce qu'une seule année absorbe, l'échelonnement sur 3 ou 5 ans répartit la déduction. Et avant le 31 décembre de vos 40 ans, quatre trimestres bénéficient en plus du tarif réduit : c'est le seul cas où attendre coûte doublement.
Les années incomplètes se rachètent-elles comme les années d'études ?
Oui, avec le même plafond de douze trimestres et les mêmes 2 options. Une année civile est incomplète quand les revenus cotisés n'ont pas atteint le seuil de validation de quatre trimestres, soit 150 fois le SMIC horaire brut par trimestre. Début de carrière, temps partiel long ou chômage non indemnisé produisent ce type d'année, souvent sans que l'assuré s'en rende compte avant de lire son relevé.
Un rachat devenu inutile peut-il être remboursé ?
Sous conditions. L'Assurance retraite prévoit le remboursement des versements que la réforme de 2023 a rendus sans effet, par exemple lorsque le recul de l'âge légal fait valider, par le travail, des trimestres déjà rachetés. La demande obéit à des conditions et à des délais précis, à vérifier auprès de la caisse avant tout nouveau rachat.
Pour les points plus généraux, comme la validation d'un trimestre ou le mode de calcul de la pension, la FAQ retraite du site répond en quelques lignes.
