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Expert conseil en réversion de pension de retraite à Tours (37)

La pension de réversion ne se verse pas d’office : le conjoint survivant doit la demander à chacun des régimes de retraite du défunt, et chaque régime applique ses propres conditions d’âge, de durée de mariage et de ressources. Pour un avocat, un médecin ou un expert-comptable, ces règles divergent au point qu’un même veuf peut toucher tout de suite, dans plusieurs années ou jamais selon la caisse.

Accès Retraite identifie les régimes concernés, vérifie les droits ouverts dans chacun et monte les demandes de pension de réversion, à Tours comme à distance, notamment pour les familles de la région parisienne et d’Île-de-France. Le dépôt et le suivi relèvent de notre assistance à la liquidation. Votre conjoint était avocat ou médecin ? Le comparatif CNBF, CARMF, CAVEC ci-dessous détaille les écarts, en complément de nos pages retraite des avocats et retraite des médecins libéraux.

La pension de réversion, c’est quoi ?

C’est une fraction de la retraite que percevait le défunt, ou de celle qu’il aurait perçue s’il est décédé avant de partir, versée à son conjoint survivant et, sous conditions, à ses ex-conjoints.

  • Le mariage est obligatoire dans tous les régimes : le Pacs et le concubinage n’ouvrent aucun droit.
  • Le défunt n’a pas besoin d’être retraité : la réversion porte sur les droits qu’il avait acquis.
  • Une demande par régime : base, complémentaire et, pour les médecins, allocation supplémentaire vieillesse (ASV) sont trois réversions distinctes.
  • Plusieurs mariages : la pension est partagée entre le conjoint survivant et les ex-conjoints au prorata de la durée de chaque mariage.

Les conditions d’attribution d’une pension de réversion selon le régime

Pour les salariés du secteur privé (régime général et retraite complémentaire Agirc-Arrco) et pour les fonctionnaires, les règles de la pension de réversion en 2026 :

Régime général et base des libéraux Agirc-Arrco Fonction publique

Taux

54 % 60 % 50 %
Âge minimum 55 ans 55 ans (sans condition avec 2 enfants à charge ou en cas d’invalidité)

Aucun

Ressources

Plafond de 25 001,60 € par an seul, 40 002,56 € en couple Aucune condition Aucune condition
Durée de mariage Aucune Aucune (prorata en cas d’ex-conjoints)

4 ans, ou 2 ans avant la fin de carrière, ou un enfant issu du mariage

Remariage

Droit conservé (ressources du couple prises en compte) Droit perdu

Droit perdu, comme en cas de Pacs ou de concubinage

Le plafond du régime de base correspond à 2 080 fois le Smic horaire, soit 2 080 × 12,02 € au 1er janvier 2026 (Smic 2026). S’il est dépassé en partie, la pension est réduite d’autant. Les règles de la fonction publique sont détaillées par le Service des retraites de l’État.

Pension de réversion des professions libérales : CNBF, CARMF, CAVEC

Un libéral relève de deux à trois régimes, et seule la retraite de base obéit aux règles ci-dessus, avec une exception : les avocats. Les régimes complémentaires fixent chacun leur âge, leur durée de mariage et leur taux.

Critère Avocats (CNBF) Médecins (CARMF) Experts-comptables (CAVEC)

Régime de base

50 %, sans condition d’âge ni de ressources 54 % dès 55 ans, sous plafond de ressources 54 % dès 55 ans, sous plafond de ressources
Âge pour la complémentaire 50 ans 62 ans (complémentaire et ASV, depuis 2024)

60 ans

Taux de la complémentaire

60 % 60 % (ASV : 50 %) 50 % des points acquis avant 2009, 60 % après
Durée de mariage 5 ans, base comme complémentaire 2 ans pour la complémentaire et l’ASV

2 ans pour la complémentaire

Exception liée aux enfants

Enfant issu du mariage : ni âge ni durée exigés Exceptions prévues par les statuts Enfant né du mariage : durée non exigée
Ressources pour la complémentaire Aucune Aucune

Aucune

Remariage

Droit perdu, base comprise Droit conservé au régime de base, perdu à la complémentaire

Droit conservé au régime de base, perdu à la complémentaire

Sources : fiche réversion CNBF et règlement du régime complémentaire CNBF, article 19 ; CARMF, conditions de la réversion ; CAVEC, réversion.

Avocats : un régime à part, sans condition de ressources

La CNBF gère à la fois la base et la complémentaire des avocats, avec des règles propres. La réversion de base, à 50 %, n’exige ni âge ni plafond de ressources, mais suppose 5 ans de mariage, sauf enfant issu de l’union. La complémentaire, à 60 %, s’ouvre à 50 ans. Le remariage met fin aux deux pensions. Si la demande arrive dans l’année du décès, la pension démarre dès le trimestre civil qui suit le décès ; plus tard, seulement au trimestre qui suit la demande. Le reste du régime des avocats (cotisations, calcul, fin de carrière) est traité sur notre page dédiée à la CNBF.

Médecins : trois réversions, trois calendriers

Le conjoint d’un médecin relève de la base des libéraux, de la complémentaire CARMF et, si le médecin était conventionné, de l’ASV. La base s’obtient dès 55 ans sous plafond de ressources : à la liquidation, 70 % seulement des revenus d’activité du conjoint de 55 ans ou plus sont retenus. La complémentaire et l’ASV attendent 62 ans depuis le 1er janvier 2024, sans condition de ressources. Point propre à la CARMF : aucune pension ne peut être ouverte tant que le compte de cotisations du médecin n’est pas intégralement régularisé. Les autres règles de la caisse (âge de départ, ASV, cumul) figurent sur notre page consacrée à la CARMF.

Experts-comptables : un taux qui dépend de la date des points

À la CAVEC, la réversion complémentaire s’ouvre à 60 ans, après au moins 2 ans de mariage. Son taux n’est pas uniforme : 50 % des points acquis avant 2009, 60 % des points acquis ensuite. L’affilié peut aussi verser de son vivant une cotisation facultative de conjoint, qui porte la réversion à 100 % des points des années concernées. C’est l’un des rares leviers qui se décident avant le décès.

Un même veuvage, trois résultats

Cas illustratif. Une conjointe de 58 ans, mariée depuis 4 ans, sans enfant commun, perçoit 30 000 € de revenus d’activité par an. Son mari libéral décède avant sa retraite.

  • Il était avocat : rien, ni en base ni en complémentaire. Les 5 ans de mariage exigés par la CNBF ne sont pas atteints.
  • Il était médecin : la base est ouverte tout de suite, car seuls 21 000 € de ses revenus (70 %) sont retenus face au plafond de 25 001,60 €, sous réserve du montant final. La complémentaire et l’ASV attendront ses 62 ans.
  • Il était expert-comptable : même base immédiate ; la complémentaire s’ouvrira à 60 ans, dans 2 ans.

Le même dossier donne donc zéro, une réversion différée de 4 ans ou une réversion différée de 2 ans. C’est pour cette raison que la demande se prépare caisse par caisse.

Les démarches nécessaires pour obtenir une pension de réversion

  1. Lister les régimes du défunt : son relevé de carrière les mentionne tous, y compris ceux d’un début de carrière salariée (vérifier un relevé de carrière). Des années travaillées hors de France ouvrent aussi des réversions dans les pays concernés (carrière à l’étranger).
  2. Déposer la demande : le service en ligne de votre espace info-retraite.fr permet une demande commune à la plupart des régimes ; à défaut, chaque caisse fournit son formulaire.
  3. Respecter l’année qui suit le décès : déposée dans les 12 mois, la demande fait remonter la pension au décès (premier jour du mois suivant dans la base des libéraux et à la CAVEC, premier jour du trimestre suivant à la CNBF). Au-delà, elle ne court qu’à partir de la demande, sans rattrapage.
  4. Réunir les pièces : acte de décès, actes de naissance, livret de famille ou acte de mariage, jugements de divorce le cas échéant, et justificatifs de ressources pour le régime de base.

Notre accompagnement réversion

Nous identifions chaque régime du défunt, calculons les droits ouverts maintenant et ceux qui s’ouvriront plus tard, puis déposons et suivons les demandes jusqu’au premier versement. Pour un libéral encore en activité, nous chiffrons aussi ce qu’il peut faire de son vivant pour protéger son conjoint. Pour une assistance limitée à la demande de réversion, comptez de 450 à 1 200 € TTC (nos formules d’accompagnement).

 

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Questions fréquentes sur la réversion

Mon conjoint est décédé avant de prendre sa retraite : ai-je droit à une réversion ?

Oui. La réversion porte sur les droits acquis au jour du décès, même si le défunt ne percevait pas encore sa retraite. La CNBF le précise par exemple pour les avocats : la réversion se calcule sur les droits « acquis ou perçus ». Les conditions d’âge s’appliquent alors au conjoint survivant, et le versement ne commence qu’une fois ces conditions remplies.

Mon ex-conjoint divorcé a-t-il droit à une part de la réversion ?

Oui, dans la plupart des régimes, à condition de ne pas s’être remarié pour les complémentaires. La pension est alors partagée entre le conjoint survivant et le ou les ex-conjoints au prorata de la durée de chaque mariage. Au décès de l’un des bénéficiaires, sa part revient aux autres.

Peut-on augmenter la future réversion de son conjoint de son vivant ?

Dans certaines caisses. La CAVEC propose une cotisation facultative de conjoint qui porte la réversion à 100 % des points acquis pendant les années cotisées. Pour les autres régimes, le levier passe plutôt par l’épargne retraite ou la prévoyance, à étudier lors d’un bilan retraite.

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